RH

Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /2008 06:10

La dernière année d'étude (BAC+5) est une étape majeure dans la vie d'un étudiant. C'est effectivement une année spéciale qui permet de faire la transition entre l'école et le monde professionnel. Concrètement, l'étudiant suit des enseignements théoriques et pratiques lors du premier semestre et réalise un stage (ou apprentissage(1)) dans le cadre du deuxième semestre.

Malgré la violente crise financière qui frappe actuellement toute la planète, le nombre d'offres d'emploi dans les différents domaines de l'informatique demeure élevé. Avec souvent plusieurs propositions à la clé, les candidats ne sont pas les plus à plaindre. Pour tout jeune diplômé motivé, dynamique et ambitieux, la recherche d'un premier poste implique un large questionnement :

- Qu'est-ce qui me motive ?
- Quelles sont mes forces et faiblesses ?
- Qu'est ce que je souhaite ou ne souhaite pas ?
- Quel type d'organisation / culture me conviendrait le mieux ?
- Que valent mes compétences et connaissances sur le marché que je vise ?
- Suis-je prêt à quitter mes racines et proches pour décrocher le poste idéal ?
- Quel est pour moi l'importance du rapport vie privée / vie professionnelle ?

La liste précédente ne représente qu'un échantillon des nombreuses questions qu'un jeune diplômé est amené à se poser tout au long de sa réflexion. Au-delà des métiers de l'informatique, nous pouvons légitimement nous demander ce que recherchent aujourd'hui les futurs cadres. Pour ma part, je pense que leurs aspirations sont identiques à celles de leurs aînés expérimentés. Les jeunes diplômés sont prêts à fortement s'impliquer dans leur travail, attendent une rémunération à la hauteur de leur contribution, recherchent de réelles possibilités d'évolution et acceptent l'idée de mobilité.

En fait, nous sommes face à une nouvelle génération, parfois appelée génération Y(2), qui ne conçoit plus l'entreprise de la même façon que les générations précédentes. D'après Benjamin Chaminade, l'individu type de la génération Y est impatient, n'attend plus pour faire ses preuves, s'épanouit dans l'incertitude, attend un respect réciproque de sa hiérarchie, veut un jour être le chef et tout déléguer le lendemain, n'aime pas les longues réunions, se montre fortement autonome, ne distingue plus la vie professionnelle de la vie privée, réclame un salaire conforme à un slogan présidentiel bien connu...

La description peut paraître un peu caricaturale mais celle-ci est néanmoins l'image d'une véritable tendance comportementale que les acteurs des ressources humaines / managers doivent prendre en compte dans leurs démarches. Dans le cadre de l'article précédemment référencé, trois méthodes concrètes retiennent particulièrement mon attention:

- Assurez la transparence de vos procédures de recrutement et d'évaluation de la performance

En amont, une définition claire du processus de recrutement semble capitale. Est-il normal qu'un processus (de recrutement) ait un début mais pas de fin ? Est-il raisonnable vis-à-vis du candidat de ne pas respecter le rôle de chaque acteur du processus qui se définit très souvent via un simple consensus ?
A titre personnel, sur une vingtaine de candidatures, il ressort que seulement 15 % des entreprises* appliquent un véritable processus de recrutement avec des rôles bien déterminés, un suivi et une relation candidat constructive. Le constat est assez désastreux pour un métier qui, comme son nom l'indique, est supposé privilégier le contact humain. Je tiens à féliciter ces responsables RH, une denrée rare, qui exercent leur métier avec passion, motivation et un réel professionnalisme.

*Cette donnée n'est fournit qu'à titre d'illustration. Par ailleurs, le terme entreprise sous-entend ici un ou plusieurs individus.

- Proposez une expérience de vie et pas seulement un emploi !

Un emploi ne se résume pas qu'en un ensemble de tâches à réaliser. Un emploi s'inscrit dans un contexte organisationnel au sein duquel de nombreux individus interagissent pour mener à bien leurs objectifs personnels et communs. Etant donné le temps conséquent passé au travail, la culture organisationnelle (écoute/indifférence, bien-être/malaise, partage/cloisonnement, performance/non efficience, dynamisme/rigidité...) est naturellement un critère important  pour tout futur cadre.

- Ecoutez les idées. Plus que jamais l'expérience n'attend pas le nombre des années

L'idée est ici de laisser tomber les vieux poncifs chers à certains ("Tu es jeune donc tu ne connais rien") pour laisser placer à l'écoute. Ne confondons pas l'expérience professionnelle, au sens du savoir-faire, avec d'autres notions telles que la connaissance, le potentiel ou la maturité.

Enfin, les jeunes candidats reprochent souvent aux recruteurs des méthodes de masse aux dépens d'une approche plus personnalisée. Le passage suivant met le doigt sur cet aspect :

Et si vous persistez à penser que c'est de l'énergie perdue que de devoir s'adapter à ces jeunes salariés au cas par cas, réfléchissez un moment. Qui est en première ligne face à vos clients ? Qui pourra remplacer votre collaborateur promu pour prendre le poste de celui qui vient de partir à la retraite ? Oui, sans nul doute un membre de la génération Y.

Une chose est sûre, l'adaptation au cas par cas demande un travail important. Ensuite, il faut reconnaître que la fidélisation du jeune salarié n'est pas une tâche aisée. Cependant, cette dernière a le gros avantage de fournir une capitalisation sur le long terme et de maintenir alors une véritable relation gagnant-gagnant entre l'entreprise et ses collaborateurs.

(1) Certaines formations proposent à leurs étudiants la voie de l'apprentissage au lieu du stage classique de fin d'étude. L'apprentissage présente de nombreux avantages pour l'étudiant tels qu'une meilleure rémunération, de meilleures conditions en tant qu'apprenti ou bien encore une meilleure perception aux yeux des recruteurs.

(2) La notion de "génération Y" est un concept purement marketing.

Par Claude-Olivier - Publié dans : RH
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /2009 22:50
Au mois d’octobre dernier, dans le cadre de mes premières semaines de recherche d’emploi, j’exposais ma vision sur le recrutement et les jeunes diplômés. Quelques mois plus tard, je reviens sur le sujet dans le but d’enrichir ma réflexion avec plus de recul.

Pour résumer la situation, il faut remonter au mois de Septembre 2008, époque à laquelle je terminais mon apprentissage et poursuivais mes démarches de recherche d’emploi en parallèle. Je cherchais un poste de consultant décisionnel basé à Aix-en-Provence ou Marseille en priorité. Au début du mois d’octobre, je recevais ma troisième proposition d’embauche pour un poste de développeur .NET, cette fois-ci de la part d’un géant mondial de la prestation des services informatiques. Le développement logiciel n’était plus vraiment mon domaine de compétence, mais étant donné le nombre extrêmement réduit de postes à pourvoir dans le décisionnel en région PACA, j’hésitais à signer cette nouvelle offre. En effet, j’avais déjà refusé deux offres similaires sans trop me poser de questions, puisque je n’avais vraisemblablement plus les compétences pour briller sur ce type de poste. Alors que je pesais le pour et le contre vis-à-vis de mon plan de carrière, je reçus dans les jours suivant un appel téléphonique pour me signaler un gel des embauches sur l’agence d’Aix-en-Provence,  et ce jusqu’à nouvel ordre… Je subissais les premiers effets de la crise qui commençait à toucher le secteur de l’informatique.

Je poursuivais alors ma quête autour d’un poste de consultant décisionnel. Pour mes recherches, j’utilisais principalement les sites Monster.fr, Apec.fr, Lesjeudis.com et me rendais dans des salons spécialisés, comme c'est le cas d’un grand nombre de chercheurs d’emploi dans mon domaine. Début Novembre, je passais un autre entretien pour intégrer la filiale informatique d’un grand groupe bien connu dans le monde du nucléaire. Le poste correspondait bien à ma vision du décisionnel et proposait même une formation sur BusinessObjects, l’une des plus importantes solutions logicielles du marché pour gérer la performance des entreprises. Quelques jours plus tard, j’étais ravi de recevoir une nouvelle réponse positive avec une intégration prévue pour Janvier 2009. Mais début Décembre, rebelote, la personne en charge du recrutement m’appelait pour m’annoncer un gel des embauches, jusqu’à nouvel ordre…

Je n’avais repéré que quelques offres pour ce type de poste et celle-ci était la dernière. Cette nouvelle n’avait donc rien de très réjouissant. Vers la mi-décembre, je n’eus d’autres choix que d’élargir mes recherches sur Paris. La fin d’année fut peu fructueuse mais les contacts se multiplièrent rapidement après les fêtes. En seulement un mois, je trouvais un nouveau poste d’ingénieur décisionnel basé à Boulogne-Billancourt (département 92, au Sud-ouest de Paris), chez un petit prestataire de services. Une fois de plus, le poste me correspondait tout à fait et proposait même une série de formations sur Informatica PowerCenter, Datastage et SAP BusinessObjects XI, les outils de référence en matière d’intégration de données et de gestion de la performance.

Si  j’écris au passé, c’est tout simplement parce que je ne suis actuellement plus en poste suite à une rupture de ma période d’essai vers la mi-avril 2009. En fait, je devais être placé sur un projet mais le client n’aurait pas respecté un engagement qui consistait en l’ajout d’une nouvelle ressource humaine (i.e. moi en l’occurrence). Mon employeur a donc tout bonnement rompu mon contrat. Comme quoi dans la vie, tout n’est pas si compliqué… Par ailleurs, il faut savoir que j’avais déménagé exprès d’Aix-en-Provence pour prendre ce poste en région parisienne.

Vous l’aurez compris, je commence à emmagasiner une belle expérience en matière de recherche d’emploi et surtout sur le plan des scénarios à rebondissements. En quelques mois, j’ai rencontré un certain nombre de recruteurs et ma vision globale sur le recrutement n’a pas pour autant changé depuis la publication de mes premiers retours. Comme tout le monde, les recruteurs ont leurs propres habitudes, de bonnes pour certains mais aussi de moins bonnes pour d’autres.

« Je vous recontacte sans faute »

Un processus de recrutement peut être vu comme une série d’étapes comportant un début et une fin. Le début peut correspondre à un premier contact dans un salon de recrutement, à une candidature spontanée, à un appel téléphonique ou bien encore à l’envoi d’un e-mail. Lorsque le processus se déroule normalement, la fin se matérialise soit par la signature d’un contrat  soit par un refus d’embauche (côté candidat ou employeur). Le monde des sociétés de services – en particulier, on appelle Société Service en Ingénierie Informatique (SSII) une entreprise qui propose des prestations dans les domaines de l’informatique – renferme certaines particularités.

Au sein d’une SSII, l’un des rôles de l’individu en charge du recrutement est la collecte de CV. Pour rassembler un maximum de CV correspondant à des candidats potentiels, le chargé de recrutement  réalise des recherches manuelles ou automatisées sur des sites pour l’emploi tels que Monster.fr. Une fois les CV sélectionnés, le chargé de recrutement contacte chaque candidat via un e-mail ou un appel téléphonique. Ce contact a très souvent pour objectif de fixer une date de premier entretien qui permettra au recruteur de présenter son entreprise et au candidat d’exposer ses expériences et ses ambitions.  Le candidat est alors ravi de constater cet intérêt pour son profil mais ce dernier  doit néanmoins savoir décrypter l’objectif du recruteur. En effet, dans de nombreux cas, le recruteur ne se manifestera pas auprès du candidat pour entamer un processus de recrutement, mais seulement pour établir un « premier contact » et récupérer les coordonnées d’une ressource humaine supplémentaire. Autrement dit, le profil du candidat intéresse l’entreprise mais celle-ci n’a pas immédiatement besoin de cette ressource. L’intérêt du recruteur semble donc différer de celui du candidat qui recherche un poste à pourvoir immédiatement et non dans six mois. Bien entendu, une très large majorité des recruteurs occulte totalement cette information lors du premier échange avec le candidat. Ils pensent qu’ils ont tout à y gagner en faisant le sacrifice d’une communication adaptée qui ferait pourtant la différence. Mais ce dont ils ne semblent pas se douter, c’est que ce type de pratique les discrédite totalement aux yeux du candidat. Parfois, le recruteur brisera rapidement la confiance que le candidat lui avait accordée. C’est par exemple le cas du recruteur qui assure au candidat de le recontacter sans faute sous un certain nombre de jours et qui n’agira jamais (ou deux mois plus tard !). Le candidat à beau être respectueux, courtois, à l’écoute et avoir préparé sa présentation avec le plus grand soin, ce type de recruteur n’en a strictement rien à faire. Il ne respectera pas ses engagements.

On se demande parfois ce qu’il se passe dans la tête de ces individus sachant que la « solution » pour éviter ce type de situation ne réside que dans un peu de bon sens, de communication et dans un minimum de responsabilités (un terme qui terrorise). Il y a quelques semaines, une dame m’appelait suite à la publication de mon CV sur un site et me proposait de la rencontrer. Sans lui poser la moindre question, elle m’annonçait clairement qu’elle n’avait actuellement pas de poste à pourvoir en accord avec mon profil mais que celui-ci l’intéressait fortement dans une perspective à court terme. Voici le petit détail qui change tout et qui met directement en confiance, surtout lorsqu’il est formulé de façon spontanée. A partir de là, on part d’une relation gagnant-gagnant où le candidat sait qu’il ne s’engage pas dans un processus de recrutement mais dans une démarche qui lui permet d’accroître ses chances de trouver le poste idéal. De son côté, l’entreprise dispose d’un nouveau profil confiant, déterminé et motivé pour répondre aux futurs besoins de ses clients.

J’ai un entretien et je l’attends toujours

Toujours dans la catégorie des mauvaises pratiques, certains recruteurs n’hésitent pas à planifier avec les candidats des entretiens qui n’auront jamais lieu. Je me souviens en particulier de l’un de mes premiers entretiens à Paris où le recruteur affirmait être convaincu par mon profil. Je devais recevoir par e-mail la confirmation d’un entretien prévu pour la semaine suivante avec le client. Comme la veille de l’entretien je n’avais toujours rien reçu, je décidais d’appeler le recruteur pour faire un point sur la situation.  Je fus très surpris lorsqu’il m’annonça, sans se soucier de quoi que ce soit, que la date d’entretien ne convenait pas au client. Quand prévoyait-il de me prévenir ? Le jour J ? Une heure avant ? (c’est très pratique pour prévoir le déplacement entre Aix-en-Provence et Paris) Comme je m’y attendais, je ne reçus plus jamais la moindre nouvelle de sa part. Quelques semaines auparavant, un scénario analogue se produisait avec un cabinet de recrutement renommé pour un poste à pourvoir en région parisienne. Cette fois-ci, les différents interlocuteurs ne cessaient de se renvoyer inlassablement la balle. Que penser ?

Certains candidats en concluent rapidement qu’ils ont affaire à une entreprise peu sérieuse. Dans une certaine mesure, ils n’ont pas tort. Il suffit d’échanger avec ses contacts et de chercher un peu sur le Web pour constater que certaines entreprises ont une réputation nettement moins reluisante que d’autres. Je reste plutôt réservé quant à cet amalgame car il déresponsabilise l’individu alors que cela ne devrait pas être le cas et place par ailleurs de bons éléments dans de mauvais sacs.

Enfin, dans le même esprit, j’attends toujours plusieurs entretiens téléphoniques planifiés depuis des mois. Qui sait peut-être qu’un jour… sauf qu’ils ne devront pas s’attendre à être accueillis les bras grands ouverts.

« Est-ce que vous maîtrisez ? »

Lors d’un entretien, un recruteur pose toujours un certain nombre de questions au candidat afin de découvrir son parcours, de tenter de cerner sa personnalité et d’en savoir plus sur ses ambitions. Certaines d’entre elles peuvent être plus ou moins déstabilisantes selon le contexte et les individus. Loin des exercices de style auxquels certains recruteurs peuvent soumettre les candidats, j’ai très souvent eu la chance d’être interrogé de façon pragmatique. C’est toujours un très grand plaisir d’échanger autour de ma passion pour les systèmes d’information et d’étendre les discussions  sur divers sujets. Cependant, lorsque viennent les questions sur les compétences, certains recruteurs n’hésitent pas à employer des formulations qui laissent place à bien trop d’ambigüité. La notion de « maîtrise » en est une qui revient souvent, sans que l’on comprenne vraiment ce qu’elle sous-entend.

Une nouvelle fois et pas plus tard que la semaine dernière, un recruteur appliquait cette question à SQL Server, le système de gestion de bases de données de Microsoft. Si ce nom ne vous évoque rien, c’est un peu comme si on demandait à un maçon s’il maîtrise la maçonnerie, à un pâtissier s’il maîtrise la pâtisserie ou bien encore à un plombier s’il maîtrise la plomberie. Imaginez un peu la tête du jeune plombier qui se demande ce qu’il doit répondre. S’il répond oui, non seulement il prend un très grand risque mais la réponse n’a strictement aucun sens. S’il répond non, alors le poste que souhaite lui proposer le recruteur n’est sûrement pas fait pour lui. La seule réponse pertinente à cette question qui ne l’est pas est une réponse mitigée.

Cette maladresse de communication (il s'agit plutôt d'une méconnaissance du domaine dans certains cas) génère toujours une incompréhension et ne permet pas de traiter sérieusement une candidature.

D’autres choses diverses et variées

Lors d’un entretien, d’autres facteurs donnent au candidat le sentiment de perdre son temps, d’être face à des « amateurs » ou à des individus dénués des valeurs de base :

- Le recruteur tente d’extirper certaines informations (sur la concurrence, par exemple) de façon agressive, c’est-à-dire sur le ton d’une communication très directe et non structurée.
- Le recruteur pose des questions qui laissent perplexe le candidat. Par exemple, « qu’est-ce qu’un cube ou une mesure ? ». Une question qui fait largement sourire tout consultant décisionnel digne de ce nom. C’est exactement comme si nous demandions à un cycliste s’il sait ce qu’est une roue de vélo ou à un musicien s’il sait ce qu’est une note de musique.
- Le recruteur ne cesse de couper la parole du candidat de façon inopportune. Il s’agit d’une pratique très agaçante qui ne favorise pas du tout la découverte du candidat. Si le recruteur se moque de connaître l’état d’esprit, la vision et les valeurs humaines du candidat, alors autant qu’il signale au préalable l’orientation qu’il souhaite donner à l’entretien.
- Le recruteur est dans une insolente logique du « MOI JE ». Et le futur collaborateur, on en fait quoi ?
- Le recruteur remet hâtivement en question les choix réalisés par le candidat lors de ses expériences, en faisant totalement abstraction des contraintes rencontrées. Comme je l’expliquais à un recruteur dont le bon sens n’était manifestement pas la qualité première, une SSII de 150 personnes ne fonctionne pas comme une multinationale de plusieurs milliers de personnes. Le management, l’organisation, les politiques, les systèmes d’information… tout est différent. Bien au-delà de ces paramètres, il faut aussi prendre conscience que les individus sont différents.
- Le recruteur réduit à néant l’expérience du jeune candidat pour justifier un salaire d’état de crise : « Vous avez dix mois d’expérience mais on vous considère quand même comme un jeune diplômé. ». Bizarrement, le niveau de compétence exigé reste toujours aussi élevé. C’est d’une logique implacable.
- Le recruteur qui tente, parfois avec insistance, de placer le candidat sur une mission qui ne correspond pas à ses ambitions. Je conçois que certains candidats n’aient qu’une vague idée de ce qu’ils veulent faire. Pour ma part, je pense que mon CV met clairement en avant ma passion pour le décisionnel et plus généralement pour les défis techniques, fonctionnels et organisationnels. Si je recherchais un job quelconque dans l’informatique, je l’aurais déjà trouvé depuis fort longtemps !

Conclusion

Mes dernières semaines de recherche d’emploi  n’ont pas changé ma vision du recrutement. Les pratiques d’un certain nombre de recruteurs sont toujours aussi peu élogieuses.  En parallèle, on trouve quelques individus qui exercent leur profession avec passion et qui incarnent surtout des valeurs stables et constructives. Je tiens à remercier ces derniers, à la fois pour ce qu’ils apportent à la réflexion des jeunes candidats et pour  le grand sérieux de leurs démarches. Des exemples à suivre.
Par Claude-Olivier - Publié dans : RH
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